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Publié le : 10/09/2018

Grossesse et alimentation sans gluten

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L’alimentation joue un rôle important sur notre santé. Mais est-il possible que le gluten ait une influence sur la fertilité et sur la grossesse ? 
Grossesse et alimentation sans gluten

La corrélation entre l'intolérance au gluten, la fertilité et l'hérédité 

Existe-il un lien entre fertilité et intolérance au gluten ?

Il est important de savoir que l’alimentation a un impact sur la santé et est souvent négligée. La consommation d’aliments non tolérés par l’organisme peut parfois s’avérer nocif pour le corps et pour son bon fonctionnement, dont celui du système reproductif.

Dans le cas d’une femme diagnostiquée intolérante au gluten, supprimer totalement le gluten de l’alimentation est primordial pour diminuer les risques d’infertilité. En effet, en consommer peut entrainer :
des inflammations chroniques qui engendrent une mauvaise maturité des ovules et des dysfonctionnements hormonaux importants ;
- des déficits en vitamines nécessaires pour le développement du fœtus dus à la malabsorption des nutriments ;
- la diminution les chances d’implantation de l’embryon, des fausses-couches à répétition ou un retard dans le développement de l’embryon dans l’utérus.

Adopter un régime sans gluten adapté à ses besoins nutritionnels permettra une grossesse normale et le bon développement du fœtus. Une femme cœliaque qui ne suit pas à la lettre un régime sans gluten lors de sa grossesse a 39% plus de risque de faire une fausse-couche dans les premières semaines de la grossesse.

Selon l’étude publiée dans « Human Reproduction Update » en 2014, les personnes souffrantes d’infertilité inexpliquée ont 5 fois plus de chance d’être diagnostiquées malade cœliaque.

Est-il possible de transmettre la maladie cœliaque à son enfant ?

Il faut savoir que la maladie cœliaque n’est pas une maladie génétique. Cependant il existe une prédisposition génétique et des gènes de susceptibilité95% des cœliaques possèdent les antigènes d’histocompatibilité HLA-DQ2 et DQ8, tout comme 30 à 40% de la population. Et pourtant tout le monde ne développe pas la maladie. Les facteurs génétiques n’expliquent donc pas à eux seuls la maladie. Des facteurs environnementaux peuvent intervenir : une infection intestinale, le stress, l’âge d’introduction du gluten (les pédiatres préconisent entre 4 et 6 mois) ou la quantité ingéré. À ce jour, il existe peu d’études sur le sujet. On peut affirmer que l’enfant a plus de chance d’être intolérant au gluten mais l’hérédité devra se combiner avec plusieurs facteurs pour déclencher la maladie.

Suivre un régime sans gluten pendant la grossesse

Adopter une alimentation équilibrée

Lors de la grossesse, les besoins nutritionnels évoluent. Pour commencer, il est important de signaler votre régime alimentaire à votre médecin et de faire un bilan sanguin au début de votre grossesse. Après résultats, votre médecin pourra vous prescrire des compléments alimentaires si besoin. Vous pouvez aussi vous rendre chez un(e) diététicien(ne) nutritionniste pour parler avec elle/lui de votre régime alimentaire.

Le régime suivi devra être équilibré. Il faudra penser à boire beaucoup d'eau et varier en particulier :
- les céréales sans gluten (riz, millet, maïs, sarrasins, sorgho, quinoa ou fonio…),
- les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots blancs, etc.),
- les huiles.

À partir du 2ème trimestre, l'apport en oméga 3 devra être suffisant. Pensez aux poissons gras (saumon, maquereau) 

En fonction des besoins de chacun, des compléments alimentaires peuvent être prescrit pour l’acide folique, le fer, le calcium, la vitamine D et les oméga-3. 

Les mamans intolérantes au gluten doivent continuer leur régime sans gluten. Rien ne sert d’introduire un peu de gluten pour habituer bébé. Le seul danger est justement d’en consommer et d’engendrer les symptômes de la maladie coeliaque ainsi qu'une malabsorption des nutriments qui causerait des carences à la maman mais aussi au bébé.

Et le si l'on est aussi intolérant au lactose ?

L’intolérance au gluten étant souvent liée avec l’intolérance au lactose, certaines futures mamans devront donc aussi supprimer le lait de leur régime alimentaire. Or, le lait est un aliment riche en calcium et pendant la grossesse, le calcium est important pour le bébé car il aide à sa bonne croissance. Il faudra donc trouver du calcium dans d’autres aliments, tels que dans les eaux minérales, le chou, les épinards, les amandes, les noix, le sésame. La future maman devra aussi consommer de la vitamine D, allié du calcium, car cette vitamine aide à fixer le calcium.

Traiter les maux de la grossesse naturellement

Lors de la grossesse, différents maux apparaissent tels que les nausées, les reflux gastriques et la fatigue. Des remèdes naturels et abordables sont possibles.

- Les nausées : mangez ce qui vous fait envie en petites quantités plusieurs fois dans la journée et pour les calmer buvez un verre de Pulco citron avec de l’eau.

- Les reflux gastriques : Mâchez des amandes fraîches décortiquées.

- Les courbatures : buvez de l’eau et mangez du chocolat noir pour augmenter votre apport en magnésium.

- La fatigue : la meilleur solution est la sieste. Accordez-vous un moment de repos lorsque vous le pouvez.

Allaitement et alimentation sans gluten

Après l’accouchement, il n’y a aucun souci pour que le bébé soit allaité. La maman devra continuer de suivre un régime alimentaire sans gluten varié et équilibré. Le lait maternel est essentiel car il permet de couvrir tous les besoins nutritionnels de votre bébé et permet le bon développement de  son système de défense immunitaire.

Le témoignage de Kelly Maillot

Kelly Maillot, notre athlète préférée, a eu la chance de devenir maman très récemment. Étant intolérante au gluten, nous lui avons demandé comment s’était passée sa grossesse et si elle avait rencontré des difficultés liées à son intolérance.

Tout a commencé par un travail sur la fertilité...

Kelly : "Les manifestations de mon corps mettaient en évidence un état de santé peu propice au fonctionnement de mon système reproductif : diarrhées, douleurs gastriques, vomissements, fièvre, ulcères à l’estomac, ballonnements, douleurs abdominales, amaigrissement, déficit en globules blancs, lésions importantes des muqueuses du tube digestif, fatigue.

Depuis que j’ai banni de mon alimentation les aliments auxquels j’étais allergique, tous ces symptômes ont disparu. Il a fallu deux ans pour que mon système reproductif fonctionne ensuite. Un lien de cause à effet peut-être envisagé mais il n’est certainement pas la seule origine car d’autres facteurs entrent en jeu."

Les 5 clés de l'alimentation sans gluten

Kelly : "L’alimentation joue sur notre santé. Elle participe au bon fonctionnement de notre organisme, et donc à celui de notre système reproducteur. D’autres aliments ont la capacité d’améliorer la qualité de l’ovulation chez la femme ou du sperme chez l’homme.

Voici les 5 points auxquels j’ai été attentive :

• Bannir tous les aliments auxquels je suis allergique et intolérante mais les remplacer par d’autres pour répondre aux 3 principes suivants.
• Privilégier les glucides à faible index glycémique (comme les céréales et farines complètes, les légumes secs, fruits et légumes). J’utilise pour ma part beaucoup La farine de sarrasin dans mes préparations, galettes, pâtes...
• Assurer un bon apport en oméga-3 (huile d’olive, de colza, de noix, de lin, poissons gras, fruits de mer, fruits à coques). J’ai personnellement surveillé méticuleusement mes apports en acides gras durant l’année précédant ma grossesse (1 gramme / kg de poids de corps environ). Je poursuis aujourd’hui car c’est essentiel pour le bon développement neurologique du bébé et pour éviter que les tissus craquent (vergetures, déchirures lors de l'accouchement…)
• Conserver un bon apport en protéines et calcium. Je veille à manger suffisamment de protéines animales et végétales chaque jour (0,8 à 1gr / kg de poids de corps environ). Je suis allergique aux produits laitiers alors je compense par une consommation quotidienne de poissons, fruits à coques,  légumes verts et légumes secs).
• Par ailleurs, l’iode, pour lequel on m’avait découvert un déficit, est un nutriment qui joue un rôle crucial dans le fonctionnement hormonal. Nous en avons besoin en très petites quantités. Consommer du poisson, utiliser du sel iodé dans les cuissons (sans excès) suffit pour couvrir nos besoins."

L'évolution du régime en fonction des besoins liés à la grossesse

Kelly : "J’ai conservé une alimentation équilibrée en étant attentive aux 5 principes ci-dessus et mes bilans biologiques sont parfaits depuis le début de ma grossesse et c’est une première me concernant ! J’ai la chance de n’avoir pas eu besoin d’ingérer de complément alimentaire.

Je n’ai pas changé mon alimentation. Les conseils des médecins correspondent à ce que je faisais habituellement. J’ai veillé aux quantités pour ne pas prendre trop de poids afin de profiter pleinement de ma grossesse en misant sur les fruits et légumes en cas de fringale. J’ai privilégié comme à mon habitude, en tant que sportive soucieuse de sa santé, les aliments essentiels et sains (fruits, légumes, féculents, poissons, viandes) et j’ai limité la consommation de produits sucrés et industriels salés et gras. Et surtout j’ai continué à pratiquer une activité physique quasi quotidienne mais en l’adaptant bien sûr !

Au premier trimestre, j’ai dû modifier le contenu de certaines de mes assiettes pour éviter les nausées et remplacer les aliments qui subitement me dégoûtaient.  Une aversion pour les épinards, les choux et certaines épices m’a obligée à me faire cuire des féculents au dernier moment à plusieurs reprises. J’ai veillé à remplacer les aliments supprimés par d’autres afin d’équilibrer mes repas sur la journée. J’ai évité les plats trop lourds, gras et épicés. J’ai privilégié les viandes et poissons grillés et les légumes et féculents assaisonnés au plus simple.

Les infusions au gingembre, biscuits secs et galettes de riz ont calmé mes nausées les plus violentes. J’ai bien profité des sablés framboise et coco citron de Nature & Cie à ce moment-là.

Les médecins conseillent de manger un peu plus seulement au dernier trimestre de la grossesse (200Kcal). En effet, avant le 6ème mois, une alimentation équilibrée dans les proportions habituelles suffit. Les hormones de la grossesse favorisent le stockage de tout ce qui est consommé en excès alors j’ai été vigilante. Depuis le 6ème mois, il m’est plus difficile de faire attention à mon alimentation. J’ai faim tout le temps ! J’ai augmenté mes rations en privilégiant les fruits, légumes et protéines. Je me fais plaisir de temps en temps avec des préparations maisons pour les desserts, en limitant le sucre et les graisses (lactose et gluten toujours proscrits). J’adore cuisiner alors j’en profite pour me faire plaisir en privilégiant ma santé (allergies et intolérances) et en limitant les excès. Des idées de recettes sont disponibles sur mes pages instagram  et facebook. »